Les vins bio

COFFRET N°1
Qu’est-ce qu’un vin bio ?

3 des vins du COFFRET N°1 vins rouges sont bio.
Les vins N°1, N°2 et N°4.
Le vin N°3 est en culture en lutte raisonnée. La prochaine cuvée 2018 sera intégralement en bio, en attente de certification.

Il est donc très intéressant de préciser ce qu’est un vin bio.

Il y a de grandes différences entre les vins bio, la biodynamie et les vins naturels.

Les vins bios existent depuis 2012.

Avant cela, nous parlions de vins issus de raisins cultivés en agriculture biologique. On parlait donc davantage de viticulture que de viniculture, maintenant les vignerons ont l’obligation d’être bio depuis la vigne jusqu’à la mise en bouteille.

Pour obtenir le label, ils font appel à des organismes (Ecocert ou Agrocert par exemple) qui viennent s’assurer qu’il n’y a aucune trace de produit chimique dans les vignes (pesticides, herbicides, fongicides…).

Ils utilisent donc du cuivre, du soufre, des plantes ou d’autres produits certifiés pour le traitement de leur vigne.

La liste des produits utilisés pour la partie vinification est également stricte et encadrée.

Les vins en Biodynamie vont plus loin. La technique, basée sur les écrits de Rudolf Steiner, un autrichien pionnier de la méthode, prévoit de renforcer la vigne et de lui redonner des défenses naturelles contre les agressions climatiques ou les insectes, entre autres.

Les vignerons biodynamiques utilisent beaucoup de préparations à base de plantes comme la prêle, l’ortie, la lavande, la fougère, le lierre, la menthe, la valériane, l’achillée millefeuille (plante vivace adaptée à la sécheresse), le pissenlit et bien d’autres…

Les plantes sont infusées dans de l’eau, puis dispersées sur la vigne pour la protéger.

Le calendrier lunaire est très important et les vignerons l’utilise également quotidiennement.

Cette technique est également contrôlée par des organismes officiels : les plus connus sont Demeter et Biodyvin.

Pour les vins naturels, il n’y a pas vraiment de définition légale en France, ni de cahier des charges reconnu.

Il y a deux associations qui ont chacune leurs définitions et leurs règles : le SAINS (Sans Aucun Intrant Ni Sulfites Ajouté) et l’AVN (Association des Vins Naturels).

Le principe des vins naturels est de n’ajouter aucun intrant, ou le moins possible y compris les sulfites.

Les raisins doivent bien entendu être issus de l’agriculture biologique ou biodynamique.

Les vins par la suite ne subissent aucun produit lors de la vinification et ils utilisent souvent le moins de machines possibles, ils sont souvent non filtrés donc troubles.

Les vignerons laissent également souvent le gaz carbonique naturel de la fermentation afin de protéger le vin lors de son vieillissement car le CO2 est antioxydant.

Vous trouverez donc très souvent une légère « pétillance », qu’une simple mise en carafe de votre vin va évacuer, afin que vous goûtiez le vin dans les meilleures conditions possibles.

La culture bio vue par un nos 4 viticulteurs du COFFRET N°1 vins rouges

Nous avons fait le choix de l’Agriculture Biologique pour respecter le sol, sa fertilité biologique et physique et pour conserver la biodiversité. Mis aussi pour préserver notre santé, celle des riverains, celle des consommateurs et celle des générations futures.

Concrètement : pas de désherbant, mais des labours et griffages superficiels dans les vignes, pas d’engrais chimique, mais des fertilisants organiques, des composts certifiés Bios, ou des engrais verts, pas de pesticide, ni insecticide ou fongicide de synthèse, mais des produits de traitements certifiés Bios, des macérats de plantes, des huiles essentielles.

Quand nous arrachons une parcelle de vignes, nous la laissons environ 8 années en jachère sur laquelle nous semons des plantes qui vont aider le sol à se régénérer : luzerne, trèfle, vesce, phacélie appelée aussi « engrais vert », tournesol….

Ces îlots de verdure semi-sauvages servent en outre de refuges et de garde-manger à de nombreux petits animaux, oiseaux et insectes très utiles pour les vignes à proximité.

Cette rotation de culture réduit efficacement la prolifération des « mauvaises herbes » et permet, par une meilleure santé du sol, de lutter préventivement contre les maladies.